Un dossier brûlant relatif à une vente illicite d’un terrain appartenant à la Commune urbaine d’Antananarivo a été traité hier, au niveau du Bureau Indépendant Anti-Corruption. Une plainte y afférente a été déposée au mois d’avril de cette année à la Villa « La Piscine » à Ambohibao. Plusieurs anciens responsables sont impliqués dans cette affaire. sept ont été entendus hier par les investigateurs du Bianco. Après l’audition, ces sept responsables dont un ancien conservateur des Domaines, un secrétaire exécutif du Conseil Municipal, un ancien président du Conseil municipal de la Commune Urbaine d’Antananarivo devenu directeur administratif et financier du ministère de la Communication, un ancien directeur des Affaires juridiques et du Contentieux de la CUA, deux bénéficiaires et un intermédiaire. D’après un communiqué du Bianco, ces sept personnes ont été déferrées hier même au Parquet du tribunal de première Instance d’Antananarivo à Anosy. Le Bureau Indépendant Anti-Corruption a fait savoir qu’un opérateur économique indo-pakistanais actuellement en fuite est également happé par cette affaire de vente illicite des terrains. L’affaire remonte dans les années soixante. La procédure de cession a été entachée de corruption ayant duré plusieurs dizaines d’années. Six terrains municipaux sis à Antsonjombe, d’une contenance totale de 09 hectares 04 ares 90 centiares sont concernés.

Impunité. Cette affaire de vente illicite des six terrains de la Commune urbaine d’Antananarivo fait partie des premiers dossiers brûlants traités par le Bianco depuis la nomination de son nouveau directeur général Andrianirina Laza Donat. Lors de sa prestation de serment le 06 août dernier à la Cour Suprême à Anosy, le nouveau DG du Bureau Indépendant Anti-Corruption a déclaré haut et fort qu’il allait mener une lutte contre l’impunité, et ce sans tenir compte ni du rang, ni du statut des individus concernés. Andrianirina Laza Donat a par ailleurs promis qu’il allait accomplir sa mission dans le respect de la loi et en toute impartialité, mais surtout en préservant son intégrité. Pour bon nombre des Malgaches, le Bianco ne devrait pas être un instrument politique entre les mains des dirigeants. Revenant sur la vente illicite des terrains municipaux, force est de rappeler que le Bianco a déjà mené des investigations sur d’autres dossiers dont ceux relatifs à la cession du jardin d’Antaninarenina et du terrain sur lequel se trouve actuellement le CEG d’Analamahitsy. Sur le premier dossier, quatre personnes sont déjà placées sous mandat de dépôt à Antanimora. Cinq autres responsables sont recherchés. Outre ces dossiers relatifs à la vente illicite des terrains appartenant à la Commune Urbaine d’Antananarivo, bon nombre d’observateurs suivent de près l’évolution du procès sur la cession du domaine de l’Etat sur lequel est construite la Villa Elizabeth à Ivandry. L’ancien DG des Services des Domaines croupit déjà en prison. Mais, le cerveau reste libre, faute de Haute Cour de Justice.

R. Eugène

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